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[TEST PS Vita] Assassin’s Creed III : Liberation

Posté par caillou71 le 4 décembre 2013 à 14 h 36 min

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Exclusivement dédié à la PS Vita, la série Assassin's Creed s'offre un épisode à part entière sur notre chère console portable.

INTRODUCTION


Fini le temps des croisades et de la renaissance italienne, place à la révolution américaine du 18ème siècle. L’histoire met en avant Aveline De Grandpré, une riche femme aux origines Franco-Africaines, la disciple d’Agaté, chef des assassins de la Nouvelle-Orléans.


SCÉNARIO


Vous l’aurez donc remarqué, parmi les nombreuses nouveautés de la série, on aura donc bien affaire à une femme et non plus un homme. Notre assassine, Aveline, une jeune noble vivant à la Nouvelle-Orléans, est issue de l’union d’un riche marchand français et d’une esclave ayant disparu durant son enfance, va mener l’enquête sur d’étranges disparitions d’esclaves. Entre sa ville natale et le bayou, sorte de marécages aux abords de la Nouvelle-Orléans, Aveline n’aura pas de quoi s’ennuyer et devra même aller enquêter le temps d’une mission au Mexique. Si le début est quelque peu confus par le manque d’indices laissé au joueur, l’histoire est rapidement prenante et on se tarde d’en connaitre la fin au fur et à mesure du jeu. La plus importante nouveauté importée dans cet épisode réside dans la possibilité de changer l’apparence d’Aveline. En modifiant sa tenue dans l’un des nombreux vestiaires, Aveline aura à disposition trois tenues, une d’esclave, une de dame et bien sûr une d’assassin, sa favorite. Ces tenues en apparence très différentes vont grandement influencer le gameplay.

Ces nouveautés vont par contre apporter un aspect négatif pour certains. Le personnage d’Aveline est sensiblement différents de ces prédécesseurs. Pour commencer, psychologiquement : dans le premier volet de la saga, on nous racontais l’histoire d’Altaïr Ibn La-Ahad, un jeune homme déchu de son rang de « maître assassin » qui va alors se battre pour retrouver son honneur et son titre. Ensuite, dans le second opus, c’est un noble italien, Ezio Auditore da Firenze, qui, après avoir assisté à l’exécution de ses deux frères et de son père, va traquer et tuer les responsables de cette machination. Puis, dans le dernier né de la série, on y incarne Connor Kenway, un homme détruit sans famille ni patrie qui va se battre pour chercher la justice et combattre la tyrannie. Vous l’aurez donc compris, nos assassins ont des passés de plus en plus sombres, des souffrances plus profondes d’ancêtres en ancêtres. Seulement avec Aveline De Grandpré, ce n’est pas le cas. Elle est riche, issue d’une noble famille et le seul traumatisme qu’elle a subi est l’abandon de sa mère dans son enfance. Concernant ses objectifs, elle va enquêter sur l’étrange disparition d’esclaves survenue juste après le changement de gouvernement. Pour situé l’histoire, la guerre de Sept Ans vient d’avoir lieu, et la France a donc cédé l’est de la Louisiane aux Espagnols, ce qui est vu d’un mauvais œil par les colons majoritairement français. Elle est donc moins impliquée, ce qui la rend moins froide, moins assassine. Bien sûr, elle a comme les autres assassins des aspirations à la paix et à la fin de la tyrannie des oppresseurs mais pourquoi au final ? Pourquoi elle précisément ? Après tout, qui ne veux pas la paix ?

Ensuite physiquement, le fait que ce soit une femme n’est en aucun cas un point négatif au jeu, bien au contraire. Cela apporte un certain souffle de renouveau sur la saga. Mais alors pourquoi avoir quitté l’habit traditionnel des assassins, cette apparence vêtue de blanc, une lame cachée dans le brassard, une capuche sur la figure. Ici, Aveline arbore une tenue noire couronnée d’un semblant de chapeau de pirate. Et je parle ici de la tenue de l’assassin, quand elle n’est pas en guenilles d’esclave ou en robe de soirée de dame. On perd donc un peu de l’allure redoutable et meurtrier des anciens assassins.


GAMEPLAY


Néanmoins, cet écart aux valeurs anciennes apporte de solides changements de gameplay. Dans les précédents opus, notre assassin avait déjà endossé des déguisements pour s’infiltrer dans des lieux secrets ou des bals costumés mais il y gardait toute sa souplesse, son agilité et ses armes. Dans ce Assassin’s Creed III : Liberation, la tenue de Aveline influencera directement le gameplay. La dame, pour commencer, n’est sûrement pas une acrobate. Habillée d’une belle robe, le joueur ne pourra déplacer Aveline que dans les ruelles de la Nouvelle-Orléans. Armée seulement d’une ombrelle lançant des fléchettes, elle devra faire attention aux bandits n’hésiterons pas à l’agresser à la première occasion. L’avantage de la dame est de moins attirer l’attention des gardes, ce qui la rends plus discrète. Elle pourra même en charmer quelques uns pour qu’ils vous obéissent. L’esclave maintenant : plus agile, elle pourra monter les toits, équipée de quelques unes de ses armes. Cependant plus vulnérables aux gardes, il faudra redoubler de vigilance aux approches de ceux-ci. Portez une caisse de nourriture, créer des émeutes d’ouvriers et tout sa passera bien ! La dernière tenue, la plus importante, est celle de l’assassine. Agile, elle sera beaucoup moins discrète qu’avec les deux précédences tenues. Avec cette tenue, l’assassine a de base un niveau de notoriété de 1. Cependant, portant tous les armes disponibles, allant de la sarbacane, au pistolet en passant par la machette, l’épée et le fouet, elle sera plus apte à se défendre. Réduire les niveaux de notoriété change aussi radicalement selon les trois apparences. Pour la notoriété de la dame, il conviendra d’éliminer des témoins gênants, pour celle de l’esclave, d’arracher des avis de recherche, et de soudoyer des notables pour celle de l’assassine.

La présentation étant faite, place aux faits. Chaque mission peut être ainsi prise de différentes façons. Par exemple, passer par la grande porte d’entrée en dame et se mêler aux convives d’une soirée pour tuer la cible ou s’infiltrer en esclave par la cuisine en portant une caisse de nourriture et surprendre sa cible dans sa chambre. Ce système est donc plutôt bien pensé et permet d’aborder les missions proposées différemment tout en leur donnant plus d’ampleur et de variété.

Pour les autres fonctionnalités, elles ne varie pas, ou très peu. Observer et synchroniser depuis un point surélevé, utiliser la vision d’aigle pour cibler une cible, se cacher dans des bottes de foin pour échapper à ses poursuivants, assassiner discrètement un garde ou en enchaîner une dizaine, courir dans les rues bondées de la Nouvelle-Orléans en faisant les poches de quelques gentilshommes, acheter des armureries et des commerces… Pas de dépaysement donc sur les valeurs sûres qui ont faites le succès des Assassin’s Creed.

Concernant les contrôles, ceux-ci sont assez proches des versions consoles. On déplace Aveline avec le joystick gauche et la caméra avec le droit. Pour courir, il suffit de presser R et sauter avec la croix. Viser peut se faire soit avec le bouton L soit avec l’écran tactile. Les actions spéciales et les synchronisations depuis les points d’observations se font avec le bouton rond. Concernant la carte ou les armes, il suffit d’appuyer sur l’écran tactile. En combat, carré servira à attaquer, croix à asservir un coup de pied et rond à contrer l’attaque ennemi.


GRAPHISMES


Les graphismes sont très agréable, à hauteur des possibilités de la console portable pour le moment. La ville de la Nouvelle-Orléans est bien rendue. Peut être petit bémol concernant le marécage du bayou qui parait assez terne contrairement à la ville ou au Mexique, ce qui est certainement un parti pris artistique pour simuler la brume et le mystère de ces lieux. Les combats sont quand eux à eux très fluides et les actions d’assassinats très réussis. Pouvant grimper sur presque tous les éléments des décors, les courses poursuites dans ce monde ouvert sont aussi très bien retransmises. Dans cet opus, Aveline bénéficie des mêmes améliorations que Connor, notamment dans la gestion des obstacles. Par exemple, notre Assassine évitera instinctivement un tronc d’arbres en travers sur chemin en glissant dessous ou un mur en face d’elle en grimpant dessus.


IMAGES



BANDE SON


Les musiques et autres thèmes musicaux collent parfaitement bien avec l’ambiance américaine du 18ème siècle. Les bruitages sont quand à eux tout aussi bien réussis. Les dialogues en français sont également de bonne qualité et convaincants.


DURÉE DE VIE


Il faudra compter une vingtaine d’heures pour terminer les 8 séquences ADN que composent le mode solo ainsi que toutes les missions secondaires. En plus des 45 trophées à récolter, un « mini-jeu » est aussi de la partie. Disponible dans le repaire d’Aveline, vous pourrez faire du commerce en achetant des bateaux, en transportant des marchandises et en les revendant dans d’autres ports, pour faire gonfler votre cagnotte. Il faudra donc tenir compte de divers éléments, comme la longueur de la route empruntée ou la possibilité de tomber sur des pirates, des tornades ou des tempêtes. En plus du mode solo, un mode multijoueur a aussi été intégré. Mais quel dommage de ne pas avoir un multi du même calibre que sur console de salon. Au lieu de ça, on se retrouve devant notre bonne vielle Terre à choisir son camp : assassin ou agents d’Abtergo ainsi que la base principale et la ville de départ. Ensuite, vous vous contenterez d’envoyer vos assassins/agents dans l’idée de conquérir le monde avec votre faction en contrôlant les autres bases à la manière d’un jeu de gestion. Même si l’idée est originale, elle n’en reste pas moins anecdotique et décevante. On est quand même bien loin des duels entre assassins des versions consoles de salon.


BILAN


LES PLUS :
  • Graphiquement très agréable.
  • Un environnement ouvert et libre.
  • Une bonne durée de vie.
  • Un gameplay facile à prendre en main et des nouveautés.
LES MOINS :
  • Un multijoueur très décevant.
  • Une perte de certaines valeurs des assassins.

NOTE FINALE


17 / 20 !

CONCLUSION


Malgré un multijoueur décevant, le mode solo relève parfaitement la qualité de cet opus. Graphiquement agréable, les adeptes des versions consoles (et les quelques autres) n’auront aucun mal dans la prise en main. On pourra noter d’importantes nouveautés, la plus importante restera le système des modifications de tenues.

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À propos de l'auteur de cet article :

“Adulescent shooté à la culture geek, associé secret d'Heisenberg, amant de Daenerys Targaryen, passager sombre de Dexter, ghostwriter de The Walking Dead, je suis l'une des 2 couronnes de Planète Playstation.”

» Il a déjà écrit 1878 articles sur Planète PlayStation.

Son ID PSN est :   Son site est : http://planete-play.fr/

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