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[TEST PS4] Outlast

Posté par caillou71 le 11 février 2014 à 12 h 00 min
Le retour aux sources du survival-horror !

INTRODUCTION


Disponible gratuitement pour les abonnées du PlayStation Plus, Outlast se prépare donc à succéder sur PlayStation 4 à Resogun, Contrast et Don’t Starve. Une tâche difficile quand on connaît la qualité de ces derniers. Pour en revenir au titre de Red Barrels, déjà disponible depuis septembre dernier sur PC, Outlast est un survival-horror qui revient aux sources du genre et qui fout les chocottes !


SCÉNARIO


Vous incarnez Miles Upshur, un journaliste d’investigation dont l’ambition va lui faire connaître l’enfer sur Terre. Toujours avide d’enquêter sur les affaires qu’aucun autre journaliste n’est prêt à étudier, vous allez chercher à révéler le sombre secret que recèle l’asile de Mount Massive. Tâchez de rester en vie le plus longtemps possible et enregistrez tout ce que vous verrez. Mais vous n’avez rien d’un combattant, alors pour parcourir les horreurs de Mount Massive et dévoiler la vérité, vous devrez fuir, vous cacher… Ou mourir.


GAMEPLAY


Alors que les jeux actuels tournent plutôt à d’action qu’au véritable survival-horror (Résident Evil, Silent Hill, etc.), Outlast en revient lui aux sources du genre dans les règles de l’art. Dans cette administration quasi-déserte située dans les lointaines montagnes du Colorado, vous allez devoir courir et survivre pour vous en sortir et échapper à vos ennemis. Ne vous attendez donc pas à vous balader dans l’asile de Mount Massive armé d’un M16 ou d’un lance-roquette. Le journaliste d’investigation que vous êtes n’est armé que d’une caméra… Et de son courage bien entendu. Votre personnage est un journaliste lambda, seul et vulnérable. Le gameplay opte pour une vue subjective et le panel d’actions est plutôt limité, lui permettant de sauter, se hisser, s’accroupir et de courir. Enquêtant dans cet asile plus ou moins désaffecté, vous allez alors vite vous rendre compte que des expériences pas très catholiques ont eu lieu entre ces murs. Votre caméscope aura deux utilités : dans les environnements sombres, il servira à éclairer des chemins dissimulés dans l’obscurité et à retrouver sa route. Outre le fait qu’il filmera vos aventures lorsque vous le brandirez devant vous, il trouvera également toute son utilité lors d’évènements particuliers pour débloquer des notes personnelles. Attention cependant à trouver des piles car sans celles-ci, c’est le noir complet !

Dans cet asile, toutes les personnes rencontrées n’en voudront pas forcément à votre peau. Il sera possible de rencontrer des gens plutôt inoffensifs, bien qu’à leur apparence ou à leur comportement, dire qu’ils leur manquent une case est un doux euphémisme. Les pensionnaires de Mount Massive ont en effet reçu des traitements de chocs, des expériences traumatisantes et des mutilations chirurgicales qui les ont définitivement secoués. Les autres, souvent armés de bout de bois ou de morceaux métalliques tranchants, voudront à tout prix manger de la chair fraîche. Ravagé jusqu’à la moelle épinière, il va alors falloir prendre ses jambes à son cou pour courir, se barricader dans une pièce en bloquant la porte ou se cacher sous un lit et dans un casier. L’obscurité pourra également jouer en votre faveur. Ces patients, hargneux et peu nombreux, sont cependant beaucoup plus dangereux lorsqu’ils sont à plusieurs ou quand ce ne sont pas les ennemis « de base ». Une fois caché, les ennemis vont essayer de vous trouver en ouvrant les casiers ou en regardant sous les lits. Alors que l’ennemi de base va chercher généralement une seule fois et va, pour la plupart du temps, se tromper, les ennemis plus évolués vont, eux, chercher plus longtemps avec une probabilité de vous trouver beaucoup plus importante.

Si un reproche devait être fait à l’ensemble du gameplay, cela serait sa progression un peu trop homogène. Souvent, il vous sera demandé d’aller chercher tel ou tel objet, d’ouvrir deux vannes ou d’allumer trois générateurs. Lors de ces expéditions, des ennemis vont alors apparaître de manière redondante ou alors un type d’ennemis sera généralement présent entre deux items à obtenir. Un inconvénient qui aura l’effet de moins nous surprendre et de rendre l’aventure un chouilla plus prévisible, le tout restant cependant bien effrayant.


GRAPHISMES


L’ensemble est assez beau en 1080p avec une ambiance vraiment malsaine et un grain très sombre. Le rendu « Found footage » est inspiré de jeux vidéo ou de films (Projet Blair Witch, [REC], Paranormal Activity, Cloverfield, etc.). En jouant le soir dans le noir, l’immersion est totale et la bande-son est habillement mise en scène avec les éléments du décor pour nous donner de bons jump-scares. Ces derniers, classiques et peu originaux, sont peu utilisés mais sont terriblement efficaces. Dernier point favorisant l’immersion : les temps de chargement sont quasiment absents. Les seuls présents sont ceux qui suivent une cinématique de fin de chapitre ou ceux qui apparaissent lorsque vous mourrez.


IMAGES



BANDE SON


La bande-son est habillement mise en scène avec les éléments du décor pour nous donner de bons jump-scares. Des sons stridents, une musique angoissante, des cris effrayants et des rauques lointains… Tous les éléments sont donnés pour vous faire flipper… Et ça marche !


DURÉE DE VIE


Pour terminer le jeu, il faut compter entre 6 et 7 heures. Ajouter à cela une petite liste de trophées et quatre niveaux de difficulté (Normal, Difficile, Cauchemar, Psychose) différents et vous obtenez une durée de vie plus que convenable. Des items seront également à débloquer en plus. Des notes prises par le journaliste lui-même lors d’évènements particuliers permettront de mieux comprendre sa situation et ce qu’il est en train de vivre. Des documents dissimulés un peu partout seront à récupérer. Ils renseigneront le joueur sur le passé et l’histoire en général de l’asile de Mount Massive.


BILAN


LES PLUS :
  • Une ambiance visuelle et sonore réussie et glauque.
  • Une immersion totale sans temps de chargement.
  • Un gameplay simple et parfaitement adapté au pur survival-horror.
  • Un excellent titre proposé gratuitement sur le PlayStation Plus.
LES MOINS :
  • Une progression trop homogène.
  • Une durée légèrement trop courte.

NOTE FINALE


17 / 20 !

CONCLUSION


A défaut d’avoir un scénario innovant, ce dernier n’en reste pas moins intéressant et mis au service d’une ambiance visuelle et sonore très efficace. Outlast est un retour aux sources du survival-horror qui fait plaisir, et encore plus lorsque l’on est abonné au PlayStation Plus et que l’on ne doit pas débourser le moindre centime. Après Resogun, Contrast et Don’t Starve, Sony frappe encore très fort en offrant Outlast à ses abonnées premiums.

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À propos de l'auteur de cet article :

“Adulescent shooté à la culture geek, associé secret d'Heisenberg, amant de Daenerys Targaryen, passager sombre de Dexter, ghostwriter de The Walking Dead, je suis l'une des 2 couronnes de Planète Playstation.”

» Il a déjà écrit 1878 articles sur Planète PlayStation.

Son ID PSN est :   Son site est : http://planete-play.fr/

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