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[TEST PS Vita] Rocketbirds : Hardboiled Chicken

Posté par caillou71 le 5 décembre 2013 à 9 h 37 min
COCORICO ! Non, nous vous rassurons, vous n’êtes pas à la campagne et ce cri n’est pas celui du coq du voisin. Ce cri marque le ralliement des poulets d’Albatropolis, bien décidé à débarquer sur votre console portable, commençant leur périple par ce test.

INTRODUCTION


Sorti initialement en tant que jeu flash sur internet en 2010, Rocketbirds : Hardboiled Chicken a eu dès lors l’occasion de se dévoiler au grand public au cours de l’Independant Games Festival. Décliné par la suite en tant que véritable jeu PC à part entière ainsi que sur le PSN de Sony pour sa console de salon, la PS3, en octobre 2011, le jeu pointe enfin le bout de son bec le 13 février 2013 sur PS Vita. Verdict ? Réponse à la fin du test !


SCÉNARIO


Albatropolis est une ville, grande et belle, où tous les volatiles de ce monde se retrouvent, prospèrent et s’aiment paisiblement. Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais ça s’était avant ! Avant quoi ? Avant qu’une diabolique armée de pingouins autoritaires mettent la ville à feu et à sang et rabaisse ses habitants au statut d’esclaves… Et évidement, dans ce contexte, vous vous en doutez bien : vous êtes le seul espoir de libération de vos gentils compatriotes poulets !

Hardboiled Chicken, « the original Cock of War », c’est vous ! Hardboiled Chicken, c’est le John McClane des gallinacés. Encore là au mauvais endroit et au mauvais moment, poulet et agent secret que vous êtes, le monde a besoin de vous. Et dans ce monde, un dur à cuir surentraîné et armé jusqu’aux dents (si toutefois les poulets en possèdent) tel que vous ne désirez qu’une chose : dérouiller du méchant pingouin et libérer son peuple opprimé. Votre mission, si toutefois vous l’acceptez, sera alors de tuer le leader de cet ordre totalitarisme, un certain Putzki.

Et c’est ainsi que le jeu commence : aux prises avec plusieurs ennemis dans les airs, vous et votre jetpack s’écrasèrent derrière les lignes adverses après avoir réussi à les éliminer. A vous maintenant de vous en sortir et de terminer votre mission.

Un scénario léger, drôle et jouant sur la surenchère, plonge immédiatement le joueur dans l’intrigue. Le contexte de guerre militaire entre les révolutionnaires et résistants poulets et les dictateurs et oppressants pingouins mène le jeu dans une certaine comédie noire comme on en voit peu.

Et les dialogues ne sont bien sûr pas épargnés par cet humour omniprésent. Prenons à titre d’exemple le premier dialogue, celui où deux pingouins parlent d’une caisse qu’ils sont censés protéger. Le premier dit : « Qu’est-ce qu’il y a dans cette caisse ? ». « Bah, que des trucs de caisses, quoi… » lui répond alors le second. Curieux, le premier lui demande : « Je peux y jeter un œil ? ». « Elle ne s’ouvre pas » rétorque l’autre. « Alors a quoi elle sert ? », s’étonne le premier. Pas de réaction du second… Certains autres dialogues sont également tordants, entre un pingouin qui se refait le match de foot de la veille dans sa tête et un autre qui a une envie pressante mais qui ne peut quitter son poste, chaque chapitre nous révèle son lot de dialogues !


GAMEPLAY


Rocketbirds : Hardboiled Chicken est un jeu de plates-formes mélangeant action et réflexion. Se présentant avec une vue de côté en 2D, le jeu peut rappeler l’univers old-school des jeux d’antan (Flashback, Another World, Oddworld : L’Odyssée d’Abe, Prince of Persia,…). Outre les phases de gunfight, notre petit poulet va effectivement mettre ses neurones à exécution : récupérer certaines cartes de couleurs pour passer des portes, pousser des caisses pour vous surélever et atteindre des plates-formes élevées, « cérébuguer » le bon pingouin… Rien de bien compliqué cependant et offert à la portée de tous.

Dans Rocketbirds : Hardboiled Chicken, les poulets ne passent pas leur temps à picorer du pain dur, et encore moins à rester sur un mur, loin de là. Notre poulet révolutionnaire possède tout un petit arsenal prêt à dézinguer du pingouins : pistolet, fusil d’assaut, fusil à pompe, grenades et magnum. À ces armes à feu s’ajoute également une arme secrète et redoutable; les « brain bugs ». Le nom est d’ailleurs assez explicite puisqu’il s’agit de petits insectes qui vont paralyser le cerveau de l’ennemi, le rendre fou, vous permettant ainsi de pouvoir le contrôler à votre guise telle une marionnette, en passant incognito devant des gardes ou en tirant sur tout ce qui bouge. Une balle dans la tête de ce dernier à la fin et vous reprenez le contrôle de votre John McClane.

Seul les quelques phases de jetpack sont décevantes. N’apportant pas le moindre intérêt, ces phases consistent pour votre poulet à enfiler son jetpack pour attaquer un dirigeable en dégommant les troupes d’ennemis sortant de celui-ci. Elles amènent certes un peu de variété au gameplay mais loin d’être passionnantes, elles déçoivent au final plus qu’autres choses.

Rocketbirds : Hardboiled Chicken utilise les fonctionnalités de la PS Vita, et ce, sans tomber dans l’outrance et l’exagération. L’écran tactile sert à naviguer dans les menus de navigation ou à la sélection rapide des armes dans le jeu, le touchpad à la direction assistée pour lancer grenades et « brain bugs » sur les ennemis et la gyroscopie est utilisée pour déplacer légèrement la vue, changer la perspective de l’écran, pour détecter un éventuel danger ou pour atteindre des zones alors jusqu’à là cachées. Les commandes en tant que telles sont basiques et faciles à prendre en main : lancer grenades et « brain bugs » avec L, tirer avec R, les touches directionnelles pour changer d’armes et le joystick gauche pour se déplacer. Le carré pour sauter, le rond pour s’accroupir, le triangle pour utiliser (dans certains cas spécifiques) et le carré pour pousser des caisses par exemple. A noter que le joueur peut intervertir à tout moment dans les options les commandes de changement d’armes avec celles de déplacement.


GRAPHISMES


Le système cartoon et l’humour noire donne un excellent résultat en tout point. Ajoutez à cela une fluidité et une qualité de l’animation impeccable ainsi qu’un niveau de détails des décors excellent et vous avez visuellement une vraie réussite. Les décors que composent le titre sont d’ailleurs très variés : jungle, prison, décor urbain, métro, aérodrome…). Petite mention spéciale aux décors extérieurs et aux jeux de lumière qui sont vraiment très réussis.


IMAGES



BANDE SON


La musique signée par le groupe autrichien New World Revolution met immédiatement le joueur dans l’ambiance. Les bruitages sont également de bonne qualité et plonge le joueur dans cet univers tendu qui est la guerre Poulets VS. Pingouins.


DURÉE DE VIE


Pour finir le mode Normal et ses 15 chapitres qui le compose, comptez 4-5 heures. Pour le mode Hardboiled, une dizaine d’heures en tout. Une durée assez courte, et ceci même avec un multi fun, des marques de résistant à récolter et des trophées (faciles) à obtenir. Le mode difficulté permet à Hardboiled d’obtenir un nombre limité de munitions, un deagle et un uzi, mais aussi un très grand couteau.

Le multijoueur, jouable Online tout comme en Ad-Hoc, vous permet d’incarner deux perruches de guerre, Sniper Guy et Agent-H, pour (re)traverser les niveaux de la campagne. Le fait que ceux-ci aient été remaniés et légèrement revisités (10 niveaux spécifiques) pour donner de nouvelles énigmes et de nouveaux challenges aux joueurs est sans aucun doute une excellente chose. Dans ce mode, il est par exemple possible de monter sur les épaules de son coéquipier afin d’atteindre des plates-formes surélevées. Un mode donc bien sympathique qui prolonge la durée du titre !


BILAN


LES PLUS :
  • Gameplay simple et addictif.
  • Scénario délirant et humour noir au rendez-vous.
  • Rendu graphique impeccable et bande-son excellente.
  • Multi sympathique.
LES MOINS :
  • Un peu trop court.
  • Phases de gameplay en jetpack intéressantes.

NOTE FINALE


15 / 20 !

CONCLUSION


Le portage de Rocketbirds : Hardboiled Chicken sur console portable est une réussite. Le joueur, plongé dans cette guerre, n’a qu’une envie : connaitre la suite. L’humour noire omniprésent, la qualité graphique impeccable, la bande-son excellente, tout est fait pour que le titre soit réussi. En attendant un Rocketbirds 2 révélé par des artworks présent dans les bonus de cet opus, Rocketbirds : Hardboiled Chicken mérite sans aucun doute la marque Label rouge !

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À propos de l'auteur de cet article :

“Adulescent shooté à la culture geek, associé secret d'Heisenberg, amant de Daenerys Targaryen, passager sombre de Dexter, ghostwriter de The Walking Dead, je suis l'une des 2 couronnes de Planète Playstation.”

» Il a déjà écrit 1878 articles sur Planète PlayStation.

Son ID PSN est :   Son site est : http://planete-play.fr/

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